Una coppia a passeggio con il bebè.

Parentalité et vie de couple

Devenir parents

Dans cette nouvelle vie de famille, pouvez-vous encore vous consacrer à votre couple? Avec un enfant, il ne reste souvent que peu de temps pour la vie de couple – alors même qu’elle constitue la base indispensable d’une relation épanouie.

On ne saurait manifester et exprimer ses émotions «en vitesse» entre deux biberons – il faut y consacrer du calme et de l’attention. Si, par manque de temps, il n’est plus possible de vivre des moments à deux et de dialoguer posément, il se peut que le lien émotionnel qui unissait jusqu’alors les partenaires s’affaiblisse, voire se rompe.

Pour éviter cela, il faut s’occuper activement du couple, planifier et consacrer des moments à la relation et à l’autre, par exemple en réservant un jour fixe de la semaine à une activité commune. On peut aussi créer des îlots dans le quotidien et les réserver au compagnon ou à la compagne. Il ne s’agit pas d’entreprendre à chaque fois quelque chose de spécial et d’extraordinaire, mais plutôt de se retrouver tout simplement à deux pour partager un bon moment.

En profitant de ces instants privilégiés pour parler de ce qui vous a touchés, de ce qui vous a fait plaisir, ou pour exprimer certains souhaits, vous restaurez une certaine proximité, vous renforcez les liens entre vous et consolidez votre couple.

Lorsque le dialogue devient épineux

Parfois, communiquer avec son ou sa partenaire se révèle difficile. Après une nuit quasiment blanche, vous allez au bureau, vous renversez du café sur vos habits et, malgré toute la bonne volonté du monde, vous ne parvenez pas à mettre la main sur un document très important. Ou vous avez passé la journée à la maison avec votre enfant qui a pleuré sans relâche et que vous avez dû porter constamment, ce qui vous a empêché·e de prendre une douche ou de vous occuper de la pile de linge qui attend d’être lavé.

Après de telles journées, faire preuve de calme, de recul et de tolérance tient de l’héroïsme. La situation peut alors vite se dégrader, générer des étincelles et devenir explosive.

Vous n’habitez peut-être pas, ou plus, avec la maman ou le papa du bébé bien que vous en partagiez la responsabilité. Même si vous n’êtes plus liés émotionnellement, ou que vous ne vous entendez plus très bien, vous devriez maintenir la communication ouverte entre vous afin de régler et d’organiser le quotidien et l’avenir de votre enfant.

Les bases d’une bonne communication

En de telles circonstances, il peut être utile de se rappeler quelques règles de communication. D’abord, il est toujours judicieux de séparer clairement l’acte de la parole de l’acte de l’écoute. On évite ainsi de se couper la parole ou de s’interrompre l’un l’autre. La communication devient réellement bidirectionnelle, réciproque, ce qui permet aux interlocuteurs·trices de mieux s’entendre et de cerner le contexte.

Il faut veiller aussi à ce que les arguments avancés restent concrets, se réfèrent à des situations ou à des comportements précis et s’appuient sur des descriptions qui impliquent un point de vue personnel. En s’exprimant toujours à la première personne du singulier (je…), on évite bien des généralisations et des confrontations: «Hier, lorsque j’ai mis le bébé au lit, je n’ai pas trouvé cela très agréable parce que…». Lorsqu’on exprime simplement ce qu’on ressent, il est plus facile à l’autre de comprendre, de compatir.

L’écoute active

Il faut également savoir bien écouter et montrer qu’on est sincèrement et activement intéressé·e à la situation ou au problème. Poser des questions (qui, que, quoi, comment, …) et demander des précisions («Que veux-tu dire exactement par…?») va permettre de se pencher sur d’autres aspects et de récolter des compléments d’information.

Il est toujours utile aussi de conclure en résumant brièvement les choses afin de s’assurer que tout a été bien compris et que d’éventuels malentendus puissent être écartés.

Ne pas se disputer devant l’enfant

Il est important de consacrer suffisamment de temps à ce genre de discussions, par exemple pendant une promenade à deux ou après avoir mis l’enfant au lit, le soir. Et dans toute la mesure du possible, il faut éviter de se disputer devant l’enfant. Avec l’âge, sa sensibilité se développe et chaque différend va engendrer chez lui un sentiment d’insécurité. Même s’il n’entend pas la discussion entre vous, il va sentir la tension ambiante. Il faut alors absolument lui montrer que vous vous êtes réconciliés et que tout est rentré dans l’ordre.

À première vue, ces règles peuvent paraître un peu artificielles. Mais l’expérience montre qu’elles permettent bel et bien de traiter les problèmes de manière sereine et pragmatique. Les partenaires se comprennent mieux et parviennent ainsi à s’entraider. Au final, c’est ce qui importe: la satisfaction d’être parvenu à régler un désaccord et de maîtriser ensemble une situation difficile.

S’entraider dans un couple – quelques conseils

  • Dans la mesure du possible, il faut tenter de s’épauler, de s’entraider. On favorise ainsi une plus grande proximité et cela renforce les liens émotionnels.

  • Faire preuve de compréhension et d’estime réciproque, montrer qu’au fond et quoi qu’il arrive, vous vous aimez et vous respectez.

  • Offrir une aide concrète. Assumer certaines tâches et apporter son soutien lors d’activités précises – par exemple en baignant le bébé ensemble: l’un tient le bébé et l’autre le lave.

  • Si le·la partenaire culpabilise, lui signaler les aspects de la situation qui pourraient également être à l’origine du problème et ainsi relativiser sa perception de sa responsabilité.

  • En tant que couple, chercher à dégager les côtés positifs de chaque situation.

  • Être solidaire des sentiments de l’autre, en lui disant par exemple: «J’aurais fait pareil dans cette situation.»

  • Faire preuve d’esprit d’équipe: «Ensemble, on y arrivera.»

  • Encourager le·la partenaire: «Tu as déjà réussi tant de choses, tu y arriveras cette fois aussi!»

  • Aider son compagnon ou sa compagne à se reposer, en le·la prenant dans ses bras ou en l’invitant à prendre place sur le canapé près de soi pour se détendre.

  • Donner des conseils peut également aider à résoudre un problème, mais il ne faut pas en abuser, et surtout il faut accompagner ses recommandations d’un soutien plus concret – sans quoi cette attitude sera mal prise.

La vie de couple et l’enfant

Pendant la grossesse, le corps féminin prend du volume et perd de son agilité. Bien que l’accouchement y remédie dans une large mesure, le corps d’une femme ne retrouve pas immédiatement son allure d’avant la grossesse: les seins sont tendus, certaines douleurs dues à l’accouchement perdurent, de même que certaines rondeurs.

En fin de journée, les deux partenaires sont épuisés par le travail, le manque de sommeil chronique, voire les deux. Il est bien compréhensible que l’intimité et la sexualité du couple en pâtissent.

Tendresse et sexualité

Il est inutile alors de forcer les choses – il vaut mieux attendre que les circonstances soient propices, pour les deux partenaires, avant de reprendre la vie sexuelle. Il est parfaitement normal de ressentir des hésitations, des appréhensions, voire des angoisses devant cette «première fois» après l’accouchement.

Chez la femme, les changements hormonaux qui interviennent après l’accouchement suscitent souvent un sentiment de malaise corporel et psychique, voire des douleurs, ce qui renforce également sa réticence à rechercher l’intimité. En outre, son besoin de proximité corporelle est très souvent déjà amplement couvert par les tâches liées au rôle de maman (bercer le bébé, le consoler, l’allaiter, …).

Le partenaire ou la partenaire se sent alors parfois exclu·e, voire délaissé·e, car l’attention de l’autre semble exclusivement tournée vers l’enfant et ses besoins. Une certaine jalousie peut même apparaître. Pendant cette période, en raison des tâches accaparantes liées à la parentalité, la mère ou le père a peut-être tendance à se retirer.

Redécouvrir la sexualité

Si votre vie sexuelle ne reprend pas d’emblée son cours habituel, cela ne signifie pas que votre couple fait face à des problèmes sexuels. Très probablement, vous avez simplement besoin de temps. Le plus souvent, il suffit de prendre ce temps et d’en parler ouvertement avec votre partenaire. En exprimant ce qu’on ressent, ce qu’on souhaite ou désire, on favorise le retour à l’intimité du couple et la reprise de la vie sexuelle, sans pression ni obligation.

Si chacun·e respecte, accepte l’autre et fait preuve de sensibilité face à ses besoins, le couple peut retrouver son harmonie et jouir à nouveau d’une vie sexuelle épanouie.

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