Due bambini che giocano l’uno accanto all’altro

Les enfants entre eux

Votre enfant au douzième mois

Même s’ils ne jouent pas encore vraiment ensemble, mais plutôt côte à côte, les enfants de cet âge s’intéressent déjà beaucoup aux autres et apprennent énormément en s’observant mutuellement.

Vous avez certainement remarqué que votre enfant a beaucoup de plaisir à rencontrer d’autres petits, sur l’aire de jeu dans le voisinage ou au sein de la famille. Donnez donc à votre bout de chou l’occasion de rencontrer d’autres enfants et laissez-les faire leurs premières expériences du jeu en commun. Votre enfant appréciera de rencontrer souvent les mêmes compagnons de jeu: ils peuvent ainsi s’habituer les uns aux autres, ce qui permet d’instaurer un climat de confiance et de sécurité.

Si l’un·e de vous est ressortissant·e d’un autre pays, le fait de mettre votre enfant en contact avec des enfants de votre culture d’origine représentera un enrichissement pour lui. C’est aussi un bon moyen de lui transmettre votre patrimoine culturel au travers de jeux, de chansons, de comptines, de danses ou autres rituels.

Et si des querelles surgissent?

Ne vous effrayez pas si vous constatez que votre enfant et ses nouveaux amis sont parfois violents entre eux. Il arrive fréquemment qu’ils se querellent, par exemple pour obtenir un jouet, rendu beaucoup plus désirable par le fait qu’un autre enfant l’utilise! De telles confrontations sont tout à fait normales.

Les petits de cet âge ne se bagarrent pas par méchanceté: ils sont encore incapables de comprendre les besoins et les sentiments d’autrui; souvent, ils veulent seulement reproduire les gestes qu’ils observent chez leur vis-à-vis. Par ailleurs, la réaction de ce dernier est souvent tout aussi intéressante que l’objet convoité.







EB_FR_12_S_14.jpg

Intervenir ou pas?

Un enfant de onze mois n’a pas encore beaucoup de force. Il peut certes griffer, taper et tirer les cheveux de son compagnon de jeu, mais il est peu probable qu’il le blesse. Il faut néanmoins rester vigilant; si vous constatez que l’un des enfants a beaucoup plus de force que l’autre ou si la querelle dégénère, vous pouvez les séparer, mais il faut alors veiller à ne pas favoriser l’un d’eux.

Même s’il est parfois très difficile d’assister sans broncher à une dispute, tentez de ne pas intervenir trop vite: en observant la scène, vous constaterez peut-être que votre intervention est inutile.

Tirer la leçon des querelles

Les enfants sont capables de résoudre leurs problèmes eux-mêmes – et plus souvent qu’on ne le pense. Ils développent cette capacité précisément en faisant leurs expériences (bonnes ou mauvaises) en toute autonomie, qu’ils soient confrontés à eux-mêmes ou à autrui. La réaction d’un autre enfant est ainsi souvent plus instructive que l’intervention d’un adulte – même s’il arrive bien sûr aussi qu’un conflit les dépasse et qu’ils aient besoin d’aide.

Les parents peuvent avoir des réactions très variables devant des disputes impliquant leurs enfants. Les adultes présents devraient donc se concerter pour décider ensemble de l’attitude à adopter. Parfois, les enfants apprennent par eux-mêmes à résoudre les difficultés qu’ils rencontrent – pour autant qu’on leur laisse le temps de trouver la solution. Le mieux est de décider d’un commun accord, entre adultes, de rester en retrait et d’observer ce qui se passe.

Reload content for this field