Un bimbo fa dei lavoretti in una classe.

La routine scolaire

Six ans

Une fois passée l’excitation du début, vous vous adapterez peu à peu à ce nouveau rythme. L’important est de ménager des pauses, avec des dix-heures sains. Et après l’école, il faut peut-être penser aux devoirs.

Les enfants ont besoin d’un déroulement de la journée bien structuré. La situation est différente selon que les parents travaillent, que l’un des deux élève l’enfant seul ou qu’il y a des frères et sœurs plus petits. L’essentiel est que la journée soit subdivisée en périodes d’apprentissage, de repos et de loisirs, à ce que votre enfant mange régulièrement et sainement et à ce qu’il dorme suffisamment.

Faire le plein d’énergie à la récré

Apprendre, c’est à la fois passionnant et fatigant. Composer des mots avec des lettres, compter des chiffres, rester assis bien tranquille, écouter et prêter attention – tout cela demande de l’énergie. Pour les enfants, la récréation fait office de soupape. Alors, on peut s’ébattre librement en plein air, jouer ensemble et prendre le temps de manger quelque chose. La récréation de dix heures constitue une pause importante dans le quotidien scolaire. Après avoir ainsi récupéré, l’enfant peut redevenir réceptif.

Dans la cour de récréation, les «nouveaux» doivent d’abord trouver leurs repères. En effet, la culture régissant les récréations de la grande école n’est pas celle de l’école enfantine. Ainsi, contrairement à l’usage des écoles enfantines, les élèves de l’école primaire ne mangent généralement pas leurs dix-heures ensemble. Les enfants peuvent organiser leur pause comme ils l’entendent et décider de commencer par manger ou plutôt par jouer.

Mais les plus jeunes élèves ne voient souvent pas le temps passer et ne remarquent qu’ils ont faim, et qu’ils n’ont encore rien mangé, qu’en entendant la sonnerie signalant la fin de la récréation. Or il serait important que votre enfant ne revienne en classe qu’après avoir repris des forces. Il peut fort bien connaître une baisse d’énergie s’il oublie de manger ses dix-heures.

Les dix-heures parfaits

Il faut veiller à ce que les dix-heures répondent aux besoins de l’enfant. S’il ne mange que peu le matin, il aura besoin de dix-heures plus consistants. En revanche, s’il prend un solide petit-déjeuner, il lui suffira peut-être d’un fruit ou d’un peu de légumes. Le mieux est de discuter avec l’enfant de ce qu’il souhaite emporter, en lui faisant peut-être deux ou trois propositions.

Il s’agit aussi de déterminer quels aliments vont convenir s’il mange ses dix-heures rapidement et généralement debout. Vous pouvez aider votre fille ou votre fils à planifier un peu sa récréation. Et vous devrez peut-être lui expliquer qu’en commençant par manger ses dix-heures, elle ou il peut ensuite profiter pleinement de la récréation pour jouer.

Les enfants préfèrent que leurs dix-heures ne soient pas trop écrasés par le transport, ni ne laissent des taches douteuses sur leurs cahiers et leurs livres dans leur cartable. Les boîtes à goûter sont l’idéal pour éviter ces deux écueils. Les dix-heures y restent frais et appétissants, et comme la boîte à goûter peut être réutilisée, on s’évite le matériel d’emballage.

Des dix-heures sains comprennent toujours une boisson non sucrée telle que de l’eau ou du thé non sucré aux fruits ou aux herbes, ainsi qu’un fruit ou des légumes. Selon la saison, ce peut être une pomme, une poire, des abricots, une pêche, du raisin, des pruneaux, une mandarine, des tomates cerises, des rondelles de concombre, une carotte, des lamelles de poivron ou encore un morceau de fenouil. Pour les grands appétits, on peut compléter les dix-heures par des noix non salées, des crackers complets ou un sandwich (avec du pain) au fromage ou à la viande. En revanche, les douceurs et les boissons sucrées aux fruits ou lactées ne conviennent pas pour le casse-croûte de la récréation.

Les loisirs

Les heures où votre enfant n’est pas à l’école sont particulièrement importantes. Une fois les devoirs terminés, il a besoin de temps pour lui, pour voir ses petits copains et copines, se laisser aller à la rêverie, assimiler ce qu’il a appris de nouveau… mais aussi ne rien faire. Accordez-lui ce temps libre et évitez de multiplier les activités.

Deux entraînements de hockey ou de football par semaine, n’est-ce pas trop pour lui, mais aussi pour vous qui devrez faire le taxi? Ne perdez pas de vue que, pour s’épanouir, il a aussi besoin de la chaleur du foyer familial. Il doit également pouvoir compter sur la présence et l’écoute d’une personne qui lui est proche (que ce soit à la maison ou chez la maman de jour) lorsqu’il sort de l’école, fatigué, le ventre creux et des idées plein la tête.

Les devoirs

Les devoirs sont sources de dispute, de larmes et de frustration dans nombre de familles. De plus, bien des parents n’ont pas le temps ou la possibilité d’aider leurs enfants. C’est pourquoi des cantons et communes ont décidé de supprimer les devoirs: les exercices, les tâches de répétition et de consolidation de la matière enseignée sont alors accomplis à l’école, pendant des heures d’étude surveillée. Les familles sont délestées et tous les enfants bénéficient du soutien et de l’aide dont ils ont besoin.







Illustration L'enfant montre sa rédaction à son père

Des aides sont souvent aussi offertes aux familles dans les communes où les enfants ont des devoirs. Les enfants peuvent alors par exemple profiter de «devoirs accompagnés» organisés dans l’école ou à l’extérieur. Chaque enfant peut y faire ses devoirs de manière indépendante, mais il peut aussi demander l’assistance de la personne assurant la surveillance, qui va l’aider à trouver des réponses à ses questions et des solutions à ses exercices. Si l’école de votre enfant ne propose pas ce service, vous pouvez peut-être vous regrouper entre parents d’élèves pour signaler ce besoin à la direction de l’école.

Créer un cadre favorable

Les parents essaient tant bien que mal d’aider leurs enfants à apprendre et à répéter, ne sachant pas toujours jusqu’où aller sans faire l’exercice à leur place.

En fait, les devoirs sont conçus de manière qu’un enfant soit capable de les faire tout seul. En 3e année HarmoS, il ne devrait en principe pas y consacrer plus de 15 minutes, limite maximale de concentration à cet âge-là. Les parents ne devraient intervenir que si leur enfant en a vraiment besoin, pour lui lire ou lui dicter quelque chose, par exemple, ou encore pour lui faire réciter une poésie. Les exercices faux ne devraient être ni corrigés, ni résolus à sa place. À quoi cela sert-il que le professeur félicite votre enfant pour les résultats que vous lui avez suggérés alors que lui-même n’a pas compris?

Si l’enfant doit faire des devoirs à la maison, il doit en assumer la responsabilité. Mais vous, en tant que parents, pouvez veiller à ce qu’il puisse les faire dans les meilleures conditions possibles:

  • Incitez votre enfant à ne pas attendre le dernier moment pour faire ses devoirs.

  • Avec l’aide de votre enfant, installez-le à un endroit où il ne sera pas dérangé, avec une bonne lumière, une chaise confortable et une surface de travail adaptée à sa taille. N’oubliez pas que votre proximité – ou celle d’une personne de référence – est très importante, particulièrement au début.

  • Observez à quel moment il apprend le mieux (après le repas de midi, après une pause, en fin d’après-midi) et, une fois ce moment défini d’entente avec lui, veillez à vous y tenir.

  • Ne surveillez pas votre enfant pendant qu’il fait ses devoirs, mais ne vous éloignez pas afin qu’il puisse vous appeler s’il ne s’en sort pas tout seul.

  • Ne lui soufflez pas les solutions, mais aidez-le à les trouver lui-même.

  • Si vous découvrez une grosse faute, essayez de la lui signaler de manière qu’il la trouve et la corrige seul.

  • S’il ne sait pas ce qu’il a à faire, laissez-le se débrouiller en téléphonant à un camarade de classe.

  • Félicitez-le pour son travail et laissez-le ensuite jouir de son temps libre. Quelques minutes de repos, un bon goûter, un tour sur la place de jeux, un moment avec ses frères et sœurs ou des amis, ou une histoire que vous lui raconterez contribueront à le détendre.

  • Si, malgré tout, votre enfant ne parvient pas à faire ses devoirs tout seul ou qu’il y passe trop de temps, n’endossez pas le rôle de répétiteur, mais parlez-en avec sa maîtresse. Il en va de même si votre enfant oublie (à répétition) ses devoirs et s’il ramène une remarque de l’enseignant à la maison.

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