Papà e figlio si danno «il cinque».

Preuves d’amour

Quatre ans et trois mois

Après l’école, les enfants ont parfois besoin de plus d’attention. Mais ils n’ont pas toujours envie d’échanger des marques de tendresse. Il est important de prendre leurs besoins au sérieux.

Votre enfant acquiert peu à peu de l’autonomie, mais il n’en attend pas moins de vous que vous soyez toujours là pour lui accorder l’attention et le temps nécessaires. Tout comme l’avion qu’on entretient et répare dans son hangar et dont on fait le plein de kérosène pour qu’il puisse à nouveau décoller, il a besoin d’un lieu où il se sent en sécurité, d’où il reprend son envol, ragaillardi, pour aller explorer le monde. Les marques d’affection et de tendresse qu’il reçoit le rendent plus courageux, plus sûr, et lui font sentir que ses parents l’aiment comme il est, sans «si» et sans «mais».

La tendresse peut bien sûr se manifester de diverses manières. En voici quelques exemples.

«Je t’aime!»

David a commencé l’école il y a un mois. Comme tous les matins, il met sa veste, prend son sac et court à la rencontre de son amie qui l’attend. Tout à coup, il s’arrête net, fait demi-tour, court vers son papa qui est encore sur le seuil, se serre fort contre lui – et repart, tout content.

David avait juste besoin d’une petite dose d’assurance et de sécurité avant d’affronter le chemin de l’école. La plupart des enfants savent très bien exprimer spontanément leurs besoins et, en échange, ne sont pas avares de tendresse. À nous de répondre à ces messages, même si nous sommes en train de faire la cuisine, de travailler ou d’arroser les plantes. On peut toujours trouver le temps d’un petit mot gentil ou d’un câlin.

«Je suiiiiiis là!»

À midi, quand Lucie revient de l’école, sa mère est en grande conversation au téléphone. Elle lui fait signe d’aller à la cuisine où elle ira la rejoindre sans tarder. À entendre les hurlements du petit frère, les retrouvailles ne sont pas particulièrement chaleureuses. Au bruit d’un verre qui s’écrase par terre, la maman de Lucie abrège la communication, se précipite à la cuisine et la gronde.







Illustration « Enfin, tu viens ! »

Le comportement de Lucie est clair: elle veut que sa mère s’occupe d’elle et fait tout pour attirer son attention, même si elle doit ensuite se faire gronder. C’est toujours mieux que d’être ignorée.

Vous avez certainement déjà vécu ce genre de situation: votre enfant revient de l’école après une matinée captivante et aimerait que vous lui consacriez du temps. Il est important de lui accorder ce moment d’attention, de laisser le petit frère jouer tout seul un moment ou de remettre ses appels téléphoniques à plus tard. Vous verrez rapidement si un baiser et une caresse suffisent ou s’il en exige davantage.

«Je ne suis plus un bébé!»

Son grand-papa vient quelquefois chercher Chloé à la sortie de l’école, l’après-midi. Auparavant, elle l’embrassait toujours, mais depuis quelques semaines, elle ne veut plus qu’il la prenne dans ses bras, et surtout pas devant ses copains et copines.

La première forme de tendresse – et la plus forte – entre un enfant et les personnes qui lui sont proches est le contact physique. Toucher, tenir, cajoler font partie du quotidien. Mais en grandissant, l’enfant ne veut soudain plus que sa maman le prenne sur ses genoux «comme un bébé», lui donne la main en promenade ou en public. C’est là une étape normale de son développement: il veut expérimenter d’autres marques d’affection, par les mots, de petits messages, des gestes ou des regards.

Si, une fois cette phase passée, votre enfant recherche à nouveau votre proximité et redevient le «petit» qu’il a été, réjouissez-vous et profitez de ces moments.

Donner et recevoir de l’affection, estimer les besoins et exprimer ses désirs n’est pas toujours facile, pas plus pour les adultes que pour les enfants.

Des besoins à prendre au sérieux

Prenez ses sentiments au sérieux, même s’il ne veut pas donner ou recevoir de tendresse. Les enfants ont le droit de refuser et ont quelquefois de bonnes raisons pour cela: après s’être disputés avec leurs parents, par exemple, ils ont besoin de temps pour faire la paix. Et si votre enfant ne veut pas embrasser les personnes qui viennent en visite, n’insistez pas! Après tout, nous non plus, nous ne voulons pas être embrassés par tout le monde et préférons parfois tendre la main ou juste dire: «Bonjour!»

«Bravo!»







Illustration Un enfant aide sa petite sœur à manger

«Taisez-vous, je suis au téléphone!» – «J’en ai marre de ces chaussures qui sont toujours au milieu du chemin!» Des phrases comme celles-ci sont monnaie courante dans toutes les familles, car les enfants doivent savoir quand quelque chose nous dérange. Mais il est tout aussi important de leur dire quand ils accomplissent une bonne action: «Merci d’avoir joué avec ta petite sœur pendant que j’étais au téléphone.» – «Super, tu as bien rangé tes chaussures!» Les enfants ont besoin de ces marques de reconnaissance. Quelquefois, un bravo clamé au bon moment fait même oublier à l’enfant qu’il allait se mettre à pleurnicher.

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