Devenir parents
À quoi peut bien penser votre bébé? Qu’est-ce qu’un petit être comme lui peut bien ressentir, éprouver? Est-il heureux et content? A-t-il besoin de quelque chose? Au fil du temps, votre enfant développera une vaste gamme d’émotions qu’il voudra partager avec vous.
Même si votre bébé ne peut pas encore parler, il communique déjà. Il cherche votre regard, s’étire – et très bientôt, il va vous offrir son premier sourire. C’est sa façon de vous dire qu’il se porte bien. Profitez de ces merveilleux moments et savourez cet échange.
Dès le premier jour, le bébé nous fait savoir quand il ressent un malaise: il serre les poings, se cambre, pleurniche, pleure ou crie. Qu’est-ce qu’il a? A-t-il faim, faut-il changer ses couches, est-il fatigué? Ou cherche-t-il simplement à évacuer les tensions intérieures provoquées par toutes les nouvelles stimulations auxquelles il est exposé?
Certains signes sont plus faciles à déchiffrer que d’autres: vous parviendrez à saisir les premiers immédiatement et vous aurez besoin de plus de temps pour décoder les seconds. En cela, la relation avec votre enfant ne diffère pas des autres relations humaines. Elle va s’établir progressivement, et c’est petit à petit que vous apprendrez à le connaître. Avec le temps, vous pourrez mieux comprendre ce qu’il cherche à vous dire, et vos réactions répondront plus précisément à ses besoins.
En ce moment, il peut arriver que votre bébé pleure sans que vous sachiez comment le consoler et il est tout à fait normal pour une mère ou un père de se sentir perplexes ou désemparés dans de telles situations. Même si vous êtes alors préoccupés, désorientés, voire angoissés, sachez qu’il n’est ni nocif ni dangereux pour votre bébé de pleurer. Bien sûr, si ses pleurs vous semblent anormaux et que vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, il vaut mieux contacter votre pédiatre.
Les pleurs incessants d’un bébé sont éprouvants et peuvent devenir obsédants pour son entourage – même s’il ne s’agit pour lui «que» d’évacuer un excédent de tensions. Dans un tel cas, faites simplement de votre mieux et rappelez-vous que ces pleurs, même s’ils s’intensifient durant les six premières semaines, vont diminuer ensuite progressivement jusqu’au troisième mois.
En tant que jeunes parents, vous vivez intensément les émotions de votre bébé, mais vous devez également faire face aux vôtres. La naissance d’un enfant est, pour la majorité d’entre nous, un moment fort de l’existence. Pendant la grossesse déjà, vous avez peut-être connu des passages en «montagnes russes»: euphorie, tristesse, joie, crainte… autant d’émotions qui peuvent persister après la naissance du bébé et auxquelles viennent s’ajouter, pour les femmes, d’importants bouleversements hormonaux. Il s’ensuit des sautes d’humeur: vous éprouvez une joie intense et aimeriez embrasser la terre entière, et l’instant d’après, vous êtes prise d’une profonde tristesse, pour ensuite vous sentir envahie par la gratitude.
Les émotions sont d’importants signaux. Ils nous indiquent que quelque chose d’important est en train de se passer et nous aident ainsi à mieux répondre à nos besoins. Ainsi, ne dissimulez pas vos sentiments. Si par exemple, vous éprouvez de la joie, n’hésitez pas à la manifester, afin que votre entourage puisse la partager et peut-être vous en procurer davantage encore. Qu’est-ce qui vous rend heureuse ou heureux? Parfois un rien suffit: un jus d’orange qu’on vous sert au lit, un tournesol sur la table, ou encore votre bébé qui porte le bonnet que sa grand-maman lui a tricoté et qui lui va si bien.
Il faut donc savoir savourer les beaux moments et les émotions positives, mais sans refouler les impressions déplaisantes. Celles-ci peuvent servir de «détecteurs de besoins» en vous signalant les plus criants.
La période suivant la naissance est exceptionnelle au niveau non seulement émotionnel, mais aussi physique. Le sommeil perturbé ou le port fréquent du bébé affectent lourdement mères et pères. Pour le corps de la femme, la grossesse a engendré des transformations importantes. Donner naissance à un enfant est généralement à la fois une expérience magnifique et un véritable tour de force physique.
Il n’est pas rare que les mères considèrent les transformations corporelles accompagnant la grossesse et l’accouchement comme autant de défis. On observe d’abord avec joie ou peut-être un peu de scepticisme la rondeur qui se forme au niveau du ventre, puis apparaissent d’autres changements, certains légers, d’autres importants. Et une fois que l’accouchement est achevé et que le bébé est là, il faut encore s’occuper attentivement de son corps.
Certaines femmes sont heureuses d’avoir à nouveau leur corps pour elles seules. D’autres ressentent un vide étrange ou regrettent la disparition de cette présence remuante en elle. Ainsi, soit elles vont apprécier la période de l’allaitement et la présence physique de leur bébé contre elles, soit elles préféreraient garder leur corps pour elles. On observe ici une grande diversité d’états émotionnels, mais chacun d’eux est justifié et fait partie de la maternité.
La grossesse modifie le corps de la femme. Peut-être observez-vous des vergetures, des cicatrices et plus de rondeurs qu’auparavant. Il se peut aussi que votre peau soit plus fragile et votre musculature plus faible. Tout cela fait partie du processus normal et résulte des immenses transformations que le corps a maintenant derrière lui. Il lui faut maintenant un peu de temps pour se remettre de ce marathon. Mais vous pouvez être fière de votre performance et n’avez pas à vous sentir sous pression. Il vaut mieux prendre votre temps et ne pas affliger votre corps à coups de diètes ou d’activités sportives précipitées.
Prenez plutôt bien soin de votre corps et réservez-vous des moments durant lesquels vous ne vous consacrez qu’à lui. Cela vous aidera à reconquérir vos sensations corporelles.