Votre enfant au deuxième mois
Avec la naissance d'un enfant, les parents bénéficient d'un allègement fiscal. Cependant, de nouveaux coûts apparaissent également, notamment sous forme d'assurances. Quels sont les réels besoins? Voici quelques réflexions pour vous orienter.
À la naissance d’un enfant, les parents bénéficient d’allégements fiscaux : ils ont droit à une déduction pour enfants et, s’ils sont mariés, à un barème fiscal avantageux pour les familles. Pour les parents non mariés, la réglementation varie d’un canton à l’autre – le mieux est de vous renseigner auprès de l’administration fiscale ou d’un·e conseiller·ère fiscal·e.
Si vous faites garder votre enfant, vous pouvez en partie déduire les frais correspondants. Vous avez aussi droit à des allocations pour enfants d’au moins 200 francs par mois, et le canton peut prévoir un montant plus élevé. Ces allocations ne sont pas octroyées automatiquement – il faut les demander. Les salariés peuvent le faire auprès de leur employeur, les indépendants auprès de leur caisse d’allocations familiales et les personnes sans activité lucrative auprès de la caisse de compensation AVS cantonale. Une seule allocation peut être versée par enfant et différents facteurs déterminent lequel des parents peut la recevoir. Votre employeur ou votre commune vous renseigneront volontiers.
D’autres allégements fiscaux ou avantages pour les parents peuvent intervenir selon le canton et la situation personnelle. Il vaut donc la peine d’examiner attentivement la législation fiscale et la réglementation de votre canton ou de faire appel à un·e conseiller·ère fiscal·e pour en savoir plus.
Il y a en Suisse de très nombreux prestataires d’assurance et la réglementation varie à tel point qu’il n’est guère
possible d’émettre des déclarations générales en la matière. Vous devrez donc veiller à vous informer précisément
avant de conclure un contrat d’assurance. Les suggestions et réflexions suivantes peuvent vous y aider.
Au plus tard trois mois après sa naissance, votre enfant doit avoir une assurance de base auprès d’une assurance-maladie ainsi qu’une assurance-accident. Une assurance complémentaire peut être utile si vous souhaitez recourir à la médecine alternative. Il vaut aussi la peine de penser à une assurance dentaire complémentaire, non seulement pour les dents, mais aussi pour les soins orthodontiques : de nombreux enfants doivent faire corriger des malpositions dentaires, ce qui est souvent cher. Les assurances complémentaires doivent être conclues avant l’apparition d’un trouble, d’une maladie ou d’une malposition des dents.
Ces assurances coûtent cher – il est indiqué de vérifier si vous et votre enfant avez droit à une réduction de primes.
Il est vivement recommandé de conclure une assurance responsabilité civile (RC) privée, pour les parents et pour l’enfant. Celle-ci prend en charge les frais causés à autrui par exemple en cas de maladresse. Si vous avez déjà une assurance RC privée, il suffit généralement d’annoncer la naissance à l’assureur – les primes restent inchangées.
Poussette, lit de bébé, autres meubles supplémentaires pour l’enfant… tout cela augmente d’autant l’inventaire de votre ménage. Le cas échéant, il faut donc penser à adapter la somme assurée par votre assurance ménage.
La question est désagréable, mais qu’arriverait-il si un parent perdait la vie ou devenait invalide, incapable de travailler ? La situation financière de l’autre parent et de l’enfant resterait-elle suffisamment solide ? Une assurance vie peut alors s’avérer judicieuse. Elle couvre les risques de décès et d’invalidité tout en servant de prévoyance vieillesse privée. Une assurance risque offre aussi une protection dans de tels cas et coûte un peu moins cher, mais elle ne constitue pas une prévoyance vieillesse privée.
Il vaut la peine de demander conseil pour savoir quelles assurances vous sont utiles et vous conviennent, en fonction de votre situation familiale. Il faut aussi lire attentivement les petits caractères et vérifier que l’assurance choisie offre bien la protection souhaitée.